Nunchaku Magazine

Le seul magazine dédié au nunchaku

Affichage des articles publiés par Christophe KOZA

1. OKINAWA

Originaire de l’île d’Okinawa –près du Japon-, le nunchaku est à la base un fléau destiné à battre le riz ou le blé. Intégré dans le kobudo japonais, il siège au milieu du bô, du kama, de l’eku ou du saï.

 

2. BRUCE LEE

C’est dans les années 70 que le nunchaku devient un véritable phénomène de société, et ce, grâce à Bruce LEE. Malheureusement, la disparition de ce dernier ouvrira une longue période durant laquelle l’utilisation de l’arme dans différents arts martiaux se fait sans approche pédagogique, sans réel projet.

 

3. ANNEES 80 : LA NAISSANCE DU NUNCHAKU MODERNE ET SPORTIF

1978 : Pascal VERHILLE, karatéka français, décide de redonner au nunchaku ses titres de noblesse avec un projet bien établi : faire du nunchaku une discipline à part entière.

Après avoir étudié les différents styles pratiqués à travers le monde, il fonde une méthode de pratique appelée « Nunchaku de Combat (NC)». A cette époque, il ouvre des sections dans les écoles réputées de Me Henri PLEE et Dan SCHWARZ.

1981 : Du noyau parisien et de quelques clubs provinciaux naît la Fédération Française de Nunchaku de Compétition (FFNC).

1986 : Pascal VERHILLE organise le premier Championnat du Monde au Cirque d’Hiver de Paris. Cette compétition est une véritable réussite, qui permet à Pascal VERHILLE de donner une nouvelle orientation à son style, une orientation plus sportive : il met alors au point le Full Nunch, une approche du combat plus physique car, bien qu’utilisant des nunchakus en mousse, les KO sont autorisés.

1988 : La FFNC devient Fédération Française de Nunchaku Sportif (FFNS) afin de regrouper des styles différents de pratique. En parallèle est créée la World Amateur Nunchaku Organisation (WANO), dont le but est l’organisation de compétitions opens dotées de prix en espèces.

1989 – 1991 : La WANO organise les  Championnats d’Europe à Besançon (1989) et Belfort (1991).

1990 : La Suisse accueille les Championnats du monde de Full Nunch tandis que Paris reçoit l’péreuve artistique.

1992 : Deux faits importants viennent perturber le développement du nunchaku en France : Pascal VERHILLE annonce son départ des instances fédérales, et l’emblématique président de la FFNS, César MARTINEZ, présente sa démission. Ces deux départs seront mal ressentis par un grand nombre de pratiquants, mais, contrairement à ce qui a été dit durant cette époque, et en dépit des polémiques suscitées, un gros travail de fond est alors entrepris pour donner à la discipline un nouvel essor.

Full Nunch : le retour des gladiateurs


4. ANNEES 90 : L’AUBE D’UN ERE NOUVELLE

Marcel RIFFE pratique le Karaté et le Taï-Jitsu dans les années, à Maubeuge. Il fait la connaissance du Nunchaku de Combat et en devient Instructeur Fédéral en 1988. En 1991, il crée la première école de cadres nunchaku à Maubeuge. Les dates s’enchaînent alors…

Mars 1991 : Agrément de l’école de cadres nunchaku.

Décembre 1992 : Marc LORGE, président FFNS, successeur de César MARTINEZ,  informe du non-fonctionnement de la fédération, de par le manque d’investissement des cadres.

Juin 1993 : Assemblée Générale de la FFNS dans le but de mettre en place un fichier national des grades. Marc LORGE et l’ensemble du bureau démissionnent, car des problèmes de fonctionnement, d’investissement des cadres, ainsi que des problèmes d’ordre administratifs sont constatés.

Avril 94 : Le nouveau titre « Formation Française de Nunchaku Sportif » est accepté suite à la loi du 16 juillet 1993 ; le choix de « formation » permet de garder le sigle F.F.N.S (Fédération Française de Nunchaku Sportif).

Décembre 1994 : Nouveau titre : Comité National de Nenbushi dont le siège est dans l’Est de la France par assemblée et modification préfectorale.

Fin 1995 : Les compétiteurs et les budgétaires pensent à un nouveau système de compétition, ayant pour principal objectif la reconnaissance de ce sport par une intégration dans une fédération déléguée Jeunesse & Sports.

1996 : Le comité régional Nord devient comité inter-régional et reprend les intérêts du Nunchaku en France.

Janvier 1999 : Négociation avec la fédération. Le Nenbushi obtient des licences Karaté reconnu Jeunesse & Sports

Juillet / Août 1999 : Nomination d’un coordinateur inter-régional André BERNARDINI et de trois responsables de Commission :
- Plan Organisation (Formation des cadres) : Mr Yannick DELHOMME
- Affaire Sportive (Passage de grades NC et NE) : Mr Lionel MORAND
- Plan Formation (Commission des grades et instructeurs) : Mr Christian BARSZNICA

Septembre 1999 : 10 régions représentent le style NENBUSHI en intégrant une fédération reconnue Jeunesse & Sports.

Février 2002 : Négociation avec la fédération pour obtenir des licences NUNCHAKU.
- Démission de Marcel RIFFE en tant que Coordinateur Nationale (Engagement de démission qu’il avait pris lorsque les licences NUNCHAKU seraient attribuées). Il se consacre alors uniquement à la promotion du Nenbushi.
- Nomination de Yannick DELHOMME à sa place (Doyen actif de l’école des cadres – Session 92)

Septembre 2002 : Démission de Yannick DELHOMME pour raison professionnelle.
Nomination de Christian BARSZNICA comme médiateur Nunchaku.

6 janvier 2003 : Création du club de Nunchaku : 3i NUNCH à Limoges. Premier club de France créé avec une affiliation et des licences NUNCHAKU.
Création du club de Nunchaku : L’école des deux roseaux à Nice, par le fondateur de l’école Nenbushi : Marcel RIFFE.

2004 : A la demande de Christian BARSZNICA, création d’un spécifique nunchaku applicable en commission sportive, Marcel RIFFE rassemble une équipe de 12 personnes pour un 1e groupe de travail sur 12 mois

2005 : Après l’organisation de 3 stages « Spécifique nunchaku », le spécifique est mis à la disposition du médiateur national Christian BARSZNICA

Septembre 2007 : Nombreux contacts pour la constitution d’un staff à la Commission Nunchaku F.F.S.T.

Septembre 2008 : Création de la Commission Nunchaku F.F.S.T. sous la présidence de Christian BARSZNICA.

Septembre 2009 : un 1er organigramme fédéral pour la Commission Nunchaku F.F.S.T est proposé.

 

30 années auront été nécessaires pour que le Nunchaku soit enfin reconnu officiellement…

 

Pascal VERHILLE en démonstration

LES BASES FONDAMENTALES DU NUNCHAKU DE COMBAT

Couverture du livre de Pascal VERHILLE

Pascal VERHILLE lors d’un stage en Allemagne

Travail avec partenaires en Nunchaku de Combat

Nunch-boxing

Nunch-boxing

Nunchaku contre Katana


PARTIE 1 : l’article

Article publié le 9 juillet 2011 sur le site : www.ricky93.fr

 

Le 19 février 2011 à eu lieu la 1e coupe de Nunchaku Artistique organisé par la FFST.

La 1e Coupe FFST de nunchaku va-t-elle redonner du souffle à notre arme favorite ?

Jusqu’à présent, pour faire des compétitions en nunchaku artistique, il fallait aller en Alsace où se trouve le siège de la FINCA (Fédération International de Nunchaku de Combat et Artistique). Depuis début 2011, la FFST (Fédération Française du Sport Travailliste) met en place à son tour des compétitions de nunchaku de combat et artistique. C’est par ailleurs grâce à la FFST que nous faisions quelques compétitions en arts martiaux artistiques sur la région parisienne il y a dix ans.

La 1e coupe FFST de Nunchaku a eu lieu le 19 février 2011 à Saône à 15 minutes de Besançon.

Bon ok, vous allez me dire Besançon, près de Dijon, tout ça ce n’est pas très loin de l’Alsace ! Je ne peux pas dire autre chose que : « Oui vous avez raison mais !… »

Qu’est ce que ça change ?

  • Alors qu’est ce que cela peux bien changer !? Eh bien, vu que la FINCA n’a jamais vraiment bougé pour le développement du nunchaku artistique, il était tant que d’autres s’y mettent. Ok ce n’est que le début ne nous affolons pas ! Mais il faut bien un début à tout et surtout, pourquoi pas eux puisque le FINCA a finalement opté pour un changement de nom et de direction !

En effet, la FINCA, initialement « Fédération International de Nunchaku de Combat et Artistique » veut désormais dire « Fédération Internationale de Nunchaku, Combat complet et d’Arts Martiaux Modernes et Affinitaires ».

Au moins avec tout ça, ils n’ont plus besoin de changer de nom s’ils veulent rechanger d’orientation !!!

  • Et oui, la FINCA c’est surtout du combat complet, entendez par là : grappling, MMA (pas l’assureur bien sûr), jujitsu, etc…

Et surtout, tout se passait en Alsace, du côté de Guebwiller, les stages comme les compétitions, rien de décentralisé. Par contre, si on regarde le calendrier de la FFST pour le nunchaku artistique, on voit des stages et compétitions sur : Metz, Besançon, Paris, Cap d’Ail, etc… Il y a déjà un mieux, il faut passer au côté Ouest de la France maintenant, ce serait pas mal !

  • Espérons alors qu’il y ait une multiplication des compétitions, ce qui aurait pour effet de motiver les pratiquants que nous sommes en nous redonnant un objectif de réalisation. La section Nunchaku de la FFST met également en place des stages, des formations, des initiations et démonstrations pour promouvoir la discipline. Il a donc le nunchaku artistique bien sûr mais aussi le nunchaku de combat.
  • Le niveau va augmenter au fil des ans avec le nombre de pratiquants intéressés car le nunchaku artistique est une discipline qui est encore bien au chaud dans son œuf (et oui depuis tout ce temps !).

Faisant parti des pionniers du nunchaku artistiques français et étant plus un « Dinosaure » qu’un « Bleu », j’ai opté pour l’aide au développement du nunchaku artistique grâce à internet avec ce site (qui n’avait pas du tout cette tête là par ailleurs). J’ai donc mis en ligne des vidéos d’aide à l’apprentissage…

…Et surprise ! En voyant les quelques pratiquants de cette compétition, de cette première Coupe FFST, j’ai pu voir mon style et mes enchainements types que je mets sur ce site. Cela veut dire que mon enseignement porte ses fruits ! Pourtant j’avoue que j’ai peu de temps pour combler ce site avec autant de contenu tel que je le souhaiterais.

J’ai arrêté la compétition en nunchaku artistique il y a 10 ans, en prenant la place de vainqueur de la coupe d’Europe. Il n’y avait pas assez de challenge pour moi à l’époque alors je suis parti vers d’autres horizons car je voyais partir ma motivation… Alors qu’aujourd’hui quand je suis en compétition technique de taekwondo, je me dis : aïe aïe aïe, ça va être chaud encore pour passer ! …Et je voudrais bien un peu moins de monde !

Je vais peut-être finir par reprendre la compétition en nunchaku artistique !! J

…Tout change avec le temps, il faut juste être patient… Attendons alors ce que cela va donner dans quelques années et si cela perdure… Espérons-le, pour l’honneur de la discipline.

Eric ALBASINI

 

 PARTIE 2 : l’interview

 Suite à l’article rédigé par Eric ALBASINI et mis en ligne sur son site www.ricky93.fr, nous avons voulu en savoir plus sur son parcours et sur les raisons qui ont motivées cet article. Nous avons donc décidé de l’interviewer. L’entretien téléphonique s’est déroulé le mercredi 10 août 2011, sous la conduite de Christophe KOZA, responsable du Collège Ceintures Rouges et Ceintures Rouges et Noires à la Commission Nationale Sportive du Nunchaku de la FFST…

C.K : Eric, bonjour, et merci de m’accorder quelques instants. Dans un premier temps, pouvez-vous me préciser la nature de vos activités sportives actuelles ?
E.A : Après avoir pratiqué un certain nombre de disciplines martiales (judo, aïkido, self-défense…) depuis l’âge de 11 ans, je me suis tourné principalement vers le taekwondo. Actuellement 4e DAN dans cette discipline, je dirige un enseignement dans trois clubs de la région Aquitaine, à Génissac, Coutras et Boulias. Mes entraînements m’occupent donc 6 jours par semaine.

C.K : Occupez-vous une fonction au niveau fédéral ?
E.A
 : Je travaille toujours dans le développement et la promotion du taekwondo au niveau régional et fédéral. J’occupe également le poste de responsable régional technique de compétition auprès de la Ligue Régionale d’Aquitaine.

C.K : Vous êtes-vous engagé en compétition ? Concourrez-vous toujours ?
E.A
 : J’ai régulièrement participé à des compétitions régionales, me qualifiant également pour les nationales. Cette saison, j’ai notamment été finaliste du Tournoi International de Monaco. Je concours en catégorie technique, ce qui présente moins de « risques » d’un point de vue physique ou santé.

C.K : Vous avez également pratiqué le Nunchaku…. ?
E.A
 : En parfait autodidacte. Séduit par les films de Bruce LEE, je me suis passionné pour cette arme. Et puis, le temps passant, je recherchais un « défi » quelconque, c’est-à-dire de la compétition. Je me suis affilié à la FINCA, participé à des tournois, si bien qu’au final, j’ai remporté le Grand Prix d’Europe 2002 en Free Style.

C.K : Pourquoi avoir arrêté en si bon chemin ?
E.A
 : Par manque de motivation d’abord, puisque j’étais isolé dans mon coin. Ensuite par manque de structure ou d’organisation, peu de stages étaient organisés, les objectifs des structures en place n’étaient pas clairement définis… Et puis, le nunchaku artistique était plus ou mois laissé à l’abandon.

C.K : On en vient donc à l’article que vous avez mis en ligne sur votre site ; quelle en est la raison ?
E .A
 : Quand j’ai appris que la CNS/FFST organisait une compétition à Besançon en février 2011, j’ai constaté que l’artistique n’était pas laissé de côté, et prenait une place intéressante. Ca m’a donc donné un petit coup de punch, ça m’a laissé entrevoir un avenir probable pour le nunchaku artistique.

C.K : Vous savez que la CNS est très jeune ; donc tout ne se fera pas rapidement malheureusement !
E.A
 : Ce n’est pas grave, l’essentiel étant déjà d’avoir l’envie, la volonté de faire bouger les choses. Malgré une certaine médiatisation les années passées, le nunchaku reste encore très marginalisé… Peu de gens arrivent à discerner le nunchaku du karaté ou du kobudo, bien que, de votre côté, vous fassiez le nécessaire pour changer cette image.

Les ouvrages sur la pratique du nunchaku ne sont pas monnaie courante. Essentiellement en langue anglaise, ces livres montrent des techniques pour la plupart issues du nunchaku traditionnel liés au Kobudo. Certes, les ouvrages ne sont pas nombreux, mais ils ont un mérite : promouvoir la pratique de l’arme. De plus, certains ouvrages ayant été écrit par des maîtres –de karaté notamment- de renommée internationale, il serait dommage de bouder un tel plaisir…

 

Pourquoi si peu de livres en 20 ou 30 ans me direz-vous ? Tout simplement parce que le nunchaku possède des caractéristiques si particulières qu’il est difficile de comprendre des techniques relativement compliquées à base de photographies. Dans ces ouvrages, pas de free style, de nunchaku artistique, mais exclusivement des techniques simples –frappes verticales, latérales, obliques-, et quelques techniques de défense contre un individu armé. Alors tant pis pour les adeptes de la voltige, des lancers et des rotations autour des doigts et des poignets ; la vidéo et internet sont là pour les satisfaire. Quant aux autres, accompagnez-nous pour un passage en revue des différents ouvrages qui abordent le nunchaku traditionnel…

NUNCHAKU : ENTRAINEMENT DYNAMIQUENUNCHAKU : ENTRAINEMENT DYNAMIQUE

Hirokazu Kanazawa   -disponible en français-

A tout bien, tout honneur avec le livre écrit par Hirokazu KANAZAWA.

Président –Kancho- et chef instructeur de la Shotokan Karaté-Do International Federation –SKIF-, Maître Kanazawa est l’un des rares maîtres à avoir obtenu un 10ème Dan.

Maître KANAZAWA est la référence absolue en termes de Karaté Shotokan.

Il aborde dans cet ouvrage les différentes techniques de maniement de base à un et deux nunchakus, ainsi que les techniques de défense face à un individu utilisant des armes du Kobudo.

L’ouvrage est bien expliqué et possède en outre des qualités graphiques indéniables. Il restera un best seller dans le domaine…

 

DYNAMIC NUNCHAKUDYNAMIC NUNCHAKU

Tadashi Yamashita     -disponible en français-

 

9ème Dan de Kobayashi Shorin-Ryu et Matayoshi Kobudo, Maître Yamashita présente ici un autre best seller.

Echauffement, techniques de base à un et deux nunchakus, blocages face à un adversaire armé puis techniques de self-défense agrémentent cet ouvrage.

 

 

 

 

COURS DE NUNCHAKUCOURS DE NUNCHAKU

Toshio Tamano     -disponible en français-

10ème Dan de Karaté Shorei-Kan, Maître Tamano a également étudié le Kobudo d’Okinawa avec Maître Shimpo Matayoshi (le directeur du style Kingairyu).

Trouvant que l’art des armes n’étant pas assez développé, il fonda sa méthode qu’il appela « Kobudo d’Okinawa Shorei-Kaï ».

L’ouvrage aborde les techniques fondamentales, les exercices en solo puis le combat contre arme, exclusivement avec un seul nunchaku.

L’ouvrage reste un classique du genre.

 

 

MASTERING THE NUNCHAKUMASTERING THE NUNCHAKU

Dr. Ted Gambordella     -disponible en Anglais-

Expert dans divers arts martiaux et pionnier pour certains aux Etats Unis, Ted Gambordella nous livre ici un ouvrage relatif à une manipulation traditionnelle très « américaine » : positions, techniques de base, combats contre un adversaire armé et katas…

 

Il nous est impossible de dire si le livre a reçu un bon accueil dans son pays d’origine ou à l’étranger…

 

 

 

 

NUNCHAKU : THE COMPLETE TRAINING GUIDENUNCHAKU : THE COMPLETE TRAINING GUIDE

Jiro Shiroma     -disponible en Anglais-

 

8ème DAN de Shorin Ryu d’Okinawa, Jiro Shiroma présente ici un ouvrage des plus classiques, dans la même structure que bon nombre d’autres livres relatifs au nunchaku : ici du nunchaku traditionnel d’Okinawa, avec ses techniques de base, quelques katas et du combat contre un adversaire armé…

 

 

 

 

 

ED PARKER’S GUIDE TO THE NUNCHAKUED PARKER’S GUIDE TO THE NUNCHAKU

Ed Parker     -disponible en Anglais- 1975

 

Ancien garde du corps d’Elvis Presley, fondateur du Kempo, Ed Parker est une légende des arts martiaux.

Un ouvrage classique –angles et techniques d’attaques, position du corps et des pieds, self-défense…-, plus quelques infos, notamment sur le nunchaku et la loi…

L’ouvrage eut un certain succès outre-Manche…

 

 

 

LE NUNCHAKULE NUNCHAKU

Yoshinao Nanbu     -disponible en Français-

Un nouveau classique du genre par une légende des arts martiaux, fondateur du Nanbudo.

Beaucoup d’images dans le livre, mais peu d’explications…

 

 

 

 

 

 

LES BASES FONDAMENTALES DU NUNCHAKU DE COMBATLES BASES FONDAMENTALES DU NUNCHAKU DE COMBAT

Pascal Verhille     -disponible en Français-

 

Le fondateur du Nunchaku de Combat explique ici sa méthode.

Beaucoup d’images, mais aussi des textes très pointus sur la philosophie et les principes de son style, remarquablement expliqués.

Techniques de base, blocages, attaque/défense en compétition et initiation au combat, ainsi qu’un historique sur le style le plus efficace en combat de compétition.

Le livre a fait l’objet d’un « remake », écrit par un collaborateur de Pascal Verhille, le Hollandais Herman Vos.

 



Vous êtes-vous déjà demandés la raison pour laquelle vous pratiquiez le Nunchaku ?

Il est évident que les mêmes réponses reviendraient sur le tapis ; c’est ce que nous allons voir… Et peut-être qu’au détour d’un de vos commentaires, une réponse originale viendra agrémenter le sujet.

L’un des points les plus évidents est que le Nunchaku procure indiscutablement une sensation de puissance, de pouvoir, ce besoin de se sentir fort. Lorsqu’on manipule l’arme avec vitesse et puissance, on se sent grisé, comme sur un nuage, avec les mêmes sensations que le motard qui, voyant une longue ligne droite s’offrir à lui, met les gaz et pousse son compteur vers le rouge… On ressent l’impression d’être dans une bulle, de se sentir invincible et d’être, pour quelques instants, le centre du monde ; nous maîtrisons, nous gérons, plus rien ne peut alors nous arriver. Ce sentiment de puissance est enivrant, hypnotique, et même parfois, osons le dire… jouissif !!!

Et puis il y a ce sentiment d’être un super héros, dont les origines remontent à notre plus tendre enfance, lorsque, armés de notre épée en plastique et masqués, nous nous sentions l’âme d’un Zorro qui transperçait ses adversaires, d’un Power Rangers qui sauvait l’humanité des forces du mal. Appartenant moi-même à cette génération dont Bruce LEE était une icône pour tous les âges, je me souviens, à mes débuts, avoir ressenti cette sensation d’être de l’autre côté de l’écran, en combinaison jaune, à frapper des adversaires imaginaires… Inconsciemment, nous l’avons tous ressenti ; nous l’avons tous imité, au détour d’un enchaînement ponctué d’une garde sous l’aisselle et conclu d’une mimique, d’une gestuelle qui cache à peine la comparaison avec le « Petit Dragon ». Nous éprouvons parfois ce besoin, cette nécessité de retomber en enfance, de nous comparer aux plus grands, de par un geste, une parole, une attitude…

Vaincre sa peur, oser, dompter cet objet reste aussi une source de motivation. Le nunchaku est une arme que nous ne pouvons maîtriser à 100 %, surtout à nos débuts ; pour les pratiquants du Nunchaku de Combat, les quatre maniements restent dangereux : une erreur de concentration ou de maîtrise de la trajectoire, et c’est un 4ème qui s’écrase sur l’oreille, ou un 3ème qui nous assomme derrière la tête ! Parvenir à une manipulation sans faille est un combat contre sa peur, un combat contre soi qu’il est difficile de mener, difficile de gagner. Mais ce combat nous amènera inévitablement à ce que nous appelons la « maîtrise », c’est-à-dire à atteindre un but fixé par tout pratiquant. Il rejoint en cela cette sensation de puissance, évoquée précédemment dans le premier paragraphe. La satisfaction, que dis-je, la fierté est présente, bien ancrée lors d’un enchaînement maîtrisé, lors d’un passage de grade réussi ; un but est alors atteint, et nous pouvons alors passer au suivant…

 

N’oublions pas non plus l’aspect sportif du nunchaku ! Développer sa concentration, développer ses réflexes, sa rapidité à réagir et à agir sont des caractéristiques propres à toute discipline sportive. Ils sont intégrés à cette volonté de progresser, tant dans l’aspect psychologique que physique. Souvenons-nous de nos premières séances d’entraînement, de manipulation. Souvenons-nous de ces premiers essais à la réalisation du 2ème maniement, et cette branche libre qui, essais après essais, tombait inexorablement à côté de la main sensée la récupérer… Et puis, séances après séances, mois après mois, cette progression, concrète, réelle : ce fameux 2ème maniement qu’on exécute de manière parfaite, bras tendu, hanche sortie, récupération au-dessus de la tête. On devient plus rapide, plus réactif, on progresse, tout comme l’athlète qui, à ses débuts, court le 100 mètres en 15 secondes, et qui, au fil des ans, s’approche pas à pas de la barre historique des 10 secondes… Cet aspect sportif rejoint en tout point le combat contre soi abordé juste avant.

Enfin nous pratiquons aussi le nunchaku –et là je parle du Nunchaku de Combat, en contact ou en Full Nunch- parce que nous avons besoin de contact, de combat, et que, quelque part, l’homme a toujours éprouvé le besoin de se battre, pour sa survie, pour assouvir sa soif de domination. Exagéré me dire-vous ? Pas du tout ! N’allez pas me dire que faire mal à votre adversaire, le dominer, n’a jamais déclenché chez vous ce sentiment de plaisir, de satisfaction… Nous sommes et resterons des gladiateurs, avec cet esprit qui, parfois, est à la limite du sadisme, de la perversité. Mais ce n’est que du sport, heureusement !!! De plus, on peut également souligner le plaisir à affronter un adversaire de même niveau, ce qui, quelque part, nous oblige à nous surpasser.

Quelle que soit la raison qui nous motive, il est indéniable que la pratique du nunchaku nous apporte avant tout du plaisir, une manière de se défouler. Qu’il soit de combat, traditionnel ou artistique, il restera un objet enivrant, fascinant de par ses nombreux aspects. Puissiez-vous vous reconnaître dans l’un d’eux !!!!!!!!!!!!!!!!

Esquive sautée sur frappe aux jambes

Le Nunchaku de Combat (NC) est une méthode de pratique du nunchaku, qui, à l’image du karaté, comprend une progression rationnelle. Cette progression est schématisée par quatre stades bien déterminés :

  • Assimilation du travail en statique
  • Travail individuel en déplacement
  • Travail avec partenaire
  • Application au combat

En outre, il est nécessaire d’évoquer une notion fondamentale génératrice du NC :

  • La notion primordiale d’allonge : critère dominant du combat, l’allonge sera caractérisée par des conditions de maniement particulières (prise du nunchaku à l’extrémité, bras tendu lors des frappes, hanche sortie). Ces conditions permettront la coordination gestuelle, la maîtrise de soi, la concentration pour la précision à la récupération et le déliage des épaules ainsi que le déblocage des hanches.

Enfin, le NC se place au même niveau que le Judo ou le Karaté en terme martial, et incorpore les mêmes règles de respect et de tolérance (salut, salut du tatami…).

Nunchaku de Combat : le look

 

MANIEMENT STATIQUE

Il est  basé sur des mouvements codifiés appelés attaques, balayages et maniements. Les frappes sont verticales, latérales, piquées et revers ; elles sont pour la plupart utilisées pour la frappe en combat.

Le maniement en statique cherchera avant tout la maîtrise permanente du mouvement, le contrôle et la netteté des trajectoires, la précision à la récupération, ainsi que la capacité à enchaîner les frappes sans temps mort.

 

TRAVAIL DYNAMIQUE

Il est nécessaire dans l’approche du combat en compétition, et nécessite la réalisation de deux actions simultanées : la frappe et le déplacement, afin de porter plus rapidement l’attaque, mais aussi de protéger efficacement son déplacement. A ce titre, le travail est axé sur les deux principes de déplacement à la base du NC.

Le travail en dynamique améliore la puissance de la frappe, et développe la coordination gestuelle, la stabilité, la vélocité et la perception de l’espace. Le travail des katas, dans ce sens, revêtira une importance capitale dans la gestion des principaux critères.

 

TRAVAIL AVEC PARTENAIRE

Le travail avec partenaire est  basé sur des combinaisons attaque/défense codifiées, dans lesquelles une multitude de déplacements est possible.

Le Nunch Contact, une des trois formes de combat du NC

Le défenseur aura pour but d’apprécier au maximum la trajectoire des frappes et de les « casser » le plus efficacement avec des blocages. Les esquives seront travaillées dans le but de surprendre au maximum l’adversaire.

Enfin, ces blocages et esquives pourront être suivis d’un contre pour marquer un avantage sur l’adversaire et le déstabiliser.

 

APPLICATION AU COMBAT

En combat, l’importance sera marquée sur les notions similaires aux arts martiaux traditionnels comme le karaté : rapidité et précision de l’attaque, allonge maximale pour se protéger d’une éventuelle attaque. De plus, il sera nécessaire de mettre en application les principes étudiés en statique et en dynamique : coordination gestuelle, allonge des frappes, rapidité des enchaînements…

L’appréciation des trajectoires et des mouvements adverses prendra également une importance capitale, tout autant que notre propre capacité à réagir.

 

LA COMPETITION

Elle regroupe deux épreuves : le combat et l’artistique.

Le domaine artistique du Nunchaku de Combat

Le domaine artistique du Nunchaku de Combat

En combat, les pratiquants sont équipés d’un casque, de gants, d’une coquille et d’un nunchaku en mousse. Un arbitre veille au déroulement des combats. Les rounds sont de 2 minutes.

La principale règle est qu’après chaque impact sur l’adversaire, le pratiquant est dans l’obligation de récupérer son nunchaku dans les deux mains. La puissance des impacts doit être contrôlée.

On trouve plusieurs formes de combat : l’impact (dans les mêmes règles que l’escrime olympique), le Nunch Contact où les frappes peuvent être enchaînées et le Full Nunch où les frappes sont données à pleine puissance (le Full Nunch est de moins en moins pratiqué).

En artistique, le candidat doit réaliser une performance technique et artistique sur un thème musical. La tenue et les nunchakus sont au libre choix du candidat, à condition de respecter certains critères. Bien qu’entièrement libre, la démonstration doit comporter des séquences martiales (saut, kiaï, coup de pied…).

On trouve deux formes d’artistique : le free style où aucun critère n’est imposé et l’Artistique où le candidat doit respecter un itinéraire dans ses déplacements.

 

Le Nunchaku permet un excellent apprentissage de la maîtrise de soi. Il développe les qualités de précision, concentration et rapidité.

Ce n’est pas un sport de force, mais d’élongation, de détente et de résistance. Il est recommandé pour ceux qui désirent retrouver une confiance en soi, ou ceux qui désirent canaliser une trop grande émotivité.

De plus, il dégage un bel esthétisme par l’ampleur de ses mouvements et son impact visuel.