Vous êtes-vous déjà demandés la raison pour laquelle vous pratiquiez le Nunchaku ?

Il est évident que les mêmes réponses reviendraient sur le tapis ; c’est ce que nous allons voir… Et peut-être qu’au détour d’un de vos commentaires, une réponse originale viendra agrémenter le sujet.

L’un des points les plus évidents est que le Nunchaku procure indiscutablement une sensation de puissance, de pouvoir, ce besoin de se sentir fort. Lorsqu’on manipule l’arme avec vitesse et puissance, on se sent grisé, comme sur un nuage, avec les mêmes sensations que le motard qui, voyant une longue ligne droite s’offrir à lui, met les gaz et pousse son compteur vers le rouge… On ressent l’impression d’être dans une bulle, de se sentir invincible et d’être, pour quelques instants, le centre du monde ; nous maîtrisons, nous gérons, plus rien ne peut alors nous arriver. Ce sentiment de puissance est enivrant, hypnotique, et même parfois, osons le dire… jouissif !!!

Et puis il y a ce sentiment d’être un super héros, dont les origines remontent à notre plus tendre enfance, lorsque, armés de notre épée en plastique et masqués, nous nous sentions l’âme d’un Zorro qui transperçait ses adversaires, d’un Power Rangers qui sauvait l’humanité des forces du mal. Appartenant moi-même à cette génération dont Bruce LEE était une icône pour tous les âges, je me souviens, à mes débuts, avoir ressenti cette sensation d’être de l’autre côté de l’écran, en combinaison jaune, à frapper des adversaires imaginaires… Inconsciemment, nous l’avons tous ressenti ; nous l’avons tous imité, au détour d’un enchaînement ponctué d’une garde sous l’aisselle et conclu d’une mimique, d’une gestuelle qui cache à peine la comparaison avec le « Petit Dragon ». Nous éprouvons parfois ce besoin, cette nécessité de retomber en enfance, de nous comparer aux plus grands, de par un geste, une parole, une attitude…

Vaincre sa peur, oser, dompter cet objet reste aussi une source de motivation. Le nunchaku est une arme que nous ne pouvons maîtriser à 100 %, surtout à nos débuts ; pour les pratiquants du Nunchaku de Combat, les quatre maniements restent dangereux : une erreur de concentration ou de maîtrise de la trajectoire, et c’est un 4ème qui s’écrase sur l’oreille, ou un 3ème qui nous assomme derrière la tête ! Parvenir à une manipulation sans faille est un combat contre sa peur, un combat contre soi qu’il est difficile de mener, difficile de gagner. Mais ce combat nous amènera inévitablement à ce que nous appelons la « maîtrise », c’est-à-dire à atteindre un but fixé par tout pratiquant. Il rejoint en cela cette sensation de puissance, évoquée précédemment dans le premier paragraphe. La satisfaction, que dis-je, la fierté est présente, bien ancrée lors d’un enchaînement maîtrisé, lors d’un passage de grade réussi ; un but est alors atteint, et nous pouvons alors passer au suivant…

 

N’oublions pas non plus l’aspect sportif du nunchaku ! Développer sa concentration, développer ses réflexes, sa rapidité à réagir et à agir sont des caractéristiques propres à toute discipline sportive. Ils sont intégrés à cette volonté de progresser, tant dans l’aspect psychologique que physique. Souvenons-nous de nos premières séances d’entraînement, de manipulation. Souvenons-nous de ces premiers essais à la réalisation du 2ème maniement, et cette branche libre qui, essais après essais, tombait inexorablement à côté de la main sensée la récupérer… Et puis, séances après séances, mois après mois, cette progression, concrète, réelle : ce fameux 2ème maniement qu’on exécute de manière parfaite, bras tendu, hanche sortie, récupération au-dessus de la tête. On devient plus rapide, plus réactif, on progresse, tout comme l’athlète qui, à ses débuts, court le 100 mètres en 15 secondes, et qui, au fil des ans, s’approche pas à pas de la barre historique des 10 secondes… Cet aspect sportif rejoint en tout point le combat contre soi abordé juste avant.

Enfin nous pratiquons aussi le nunchaku –et là je parle du Nunchaku de Combat, en contact ou en Full Nunch- parce que nous avons besoin de contact, de combat, et que, quelque part, l’homme a toujours éprouvé le besoin de se battre, pour sa survie, pour assouvir sa soif de domination. Exagéré me dire-vous ? Pas du tout ! N’allez pas me dire que faire mal à votre adversaire, le dominer, n’a jamais déclenché chez vous ce sentiment de plaisir, de satisfaction… Nous sommes et resterons des gladiateurs, avec cet esprit qui, parfois, est à la limite du sadisme, de la perversité. Mais ce n’est que du sport, heureusement !!! De plus, on peut également souligner le plaisir à affronter un adversaire de même niveau, ce qui, quelque part, nous oblige à nous surpasser.

Quelle que soit la raison qui nous motive, il est indéniable que la pratique du nunchaku nous apporte avant tout du plaisir, une manière de se défouler. Qu’il soit de combat, traditionnel ou artistique, il restera un objet enivrant, fascinant de par ses nombreux aspects. Puissiez-vous vous reconnaître dans l’un d’eux !!!!!!!!!!!!!!!!